Quand on dit Bono, on pense forcément à U2. Mais "Le Bono" c'est aussi une commune du Morbihan dotée d'un vieux pont suspendu à voir absolument.

 

Un peu d'histoire ...

Avant la construction du pont, les communications entre les communes de Baden et de Plougoumelen avec Auray et Lorient ne se faisaient que par le passage du Bono, sur un bac manœuvré par un passeur moyennant péage.Mais il faudra attendre 1835 pour qu’un projet de pont voit le jour sous l’impulsion d’Edouard Lorois, Préfet du Morbihan. . Son coût, 22 000 francs, paraît peu élevé au regard des avantages que procurerait à Auray l’établissement d’une communication facile sur ce point fréquenté journellement par un grand nombre de personnes désireuses de se rendre aux foires et marchés d’Auray. Le 28 septembre 1840, le Préfet peut arrêter que le pont du Bono est livré au public après qu’il ait subi une épreuve de charge. La perception d’un péage est autorisée en faveur des actionnaires à dater du 1er octobre 1840.  Mais le pont s’avère peu rentable faute de chemins valables. Il n’existe pas de route permettant aux chariots, charrettes, voitures d’emprunter le pont pour se rendre à Auray. Le classement du chemin qui y conduit ne sera fait qu’en 1849 – créé de toute pièce il deviendra l’actuelle rue Pasteur – et l’état du pont ne tarde pas à se dégrader. Les 3 et 4 décembre 1865, le pont est fortement endommagé par de violentes tempêtes et la circulation interdite. Dans sa session de 1866, le conseil général accepte le rachat du pont par le département. Après quelques travaux de réparation, la circulation sera rétablie de façon restreinte en 1867. Le 5 janvier 1869, le Préfet prend un arrêté et une véritable reconstruction du pont suspendu est décidée. La réalisation, confiée à la société Forget de Paris, va se dérouler en 1870 et 1871, pour la somme de 33 812 francs. Par arrêté du 6 novembre 1871, la circulation est rétablie et le tarif des droits à percevoir remis en vigueur. Le péage sera définitivement suspendu à compter du 1er janvier 1879 par arrêté préfectoral. En 1925, pour faire face aux exigences de la circulation automobile naissante, le tablier et les câbles sont renforcés par les Etablissements Arnodin du Loiret. La réfection de la chaussée sera réalisée en 1965 et la charge maximum autorisée limitée à 4 tonnes.

En 1973, le pont suspendu est incorporé à la voierie communale, la départementale ayant été déviée sur le « nouveau pont » Joseph Le Brix mis en service en 1969. Le 17 novembre 1997, le pont suspendu du Bono est inscrit à l’inventaire des monuments historiques.

Au printemps 2003, il doit être interdit à toute circulation, automobile et piétonne. Au début de l’année 2004, le maire du Bono, Bernard Le Scoarnec, milite pour la reconstruction du pont. Le coût de l’opération est estimé à 700 000 €. Grâce aux subventions de la DRAC, du Département, de la Région, des municipalités voisines, de la souscription lancée auprès du grand public et la contribution de la commune, la reconstruction à l’identique est confiée à l’entreprise Freyssinet. Le « nouveau » pont suspendu est inauguré le 7 mai 2005. Cet ouvrage, âgé de plus de 170 ans, est l’un des deux derniers représentants de ce type en France.

 

Il était un petit navire     DSC_1780

Les planches du Bono

BBO_6096 - copie

De rouille et de fer

 

 

Une fois que vous avez traversé le pont et savouré cette architecture digne d' Eiffel, prenez le petit chemin juste à droite du pont et baladez vous le long de la berge. Une surprise photographique est là, un peu plus loin, ...

 

froideur     

 

mousse

 

 

 

ligne de vie

 

 

     perçée lumineuse

Nuancé de boue et de rouge     squelette boat

Rouge

 

 

planches délavées     

 

glaçage noir

 

 

Rouille éternelle

 

 

     DSC_1792     

 

 

blue and grey

 

 

Dans quelques jours, direction les Antilles ...

On vous embarque ?